La livraison rapide annihile les avantages écologiques du e-commerce

On s’en doutait tous plus ou moins, mais la livraison rapide détruit actuellement les vertus écologiques initiales du e-commerce. De nombreuses agences se sont interrogées sur les impacts environnementaux des livraisons rapides telles que celles d’Amazon Prime. Et le résultat, assez prévisible, est que cette pratique actuelle annihile les avantages écologiques initiaux du concept de livraison rapide, et cela notamment du point de vue de la pollution.

Effectuer ses achats en ligne est, de base, plus écologique que se rendre directement en boutique. Et cela du simple fait de ne pas avoir à prendre sa voiture. Jusqu’ici, les livraisons étaient bien moins polluantes étant donné que cela fonctionnait sur le principe de livrer des groupes de commandes ensembles. Cependant, cet équilibre a été brisé depuis la banalisation des livraisons ultra-rapides, telles qu’Amazon Prime. Il s’agit là du constat d’une récente étude qui portait sur la pollution provoquée par cette multitude de micros-livraisons.

Plus rapide, plus polluant

Toujours selon cette étude, les émissions de gaz à effet de serre annuelle sont considérablement en hausse chez FedEx, ou encore UPS, et cela au cours des dernières années. La quantité totale de CO2 émise actuellement par ces sociétés de transports au particulier serait similaire à la pollution provoquée en une seule année par pas moins de 7 millions de véhicules.

Et ce n’est pas tout, encore faut-il ajouter à cela d’autres services supplémentaires, telles que les livraisons assumées directement par Amazon elle-même. La plateforme est d’ailleurs en train de dynamiser et d’accélérer son service, en proposant des livraisons Prime en un seul jour ouvré, au lieu de 2 jours ouvrés jusqu’à présent. Un tél délai de livraison ne va qu’intensifier les émissions de CO2. Sans même évoquer le fait que des concurrents comme Wallmart vont clairement s’aligner sur ce délai de livraison.

Même si les plateformes e-commerce sont théoriquement censées être bénéfique pour l’environnement et l’écologie, la multiplication de toutes ces petites livraisons a considérablement changé l’impact de ce business model.

Cependant, on sait pertinemment que des solutions particulièrement efficaces et pertinentes existent. On pense notamment aux livraisons par drone ou encore à la banalisation des véhicules électriques au sein des sociétés de transport. Sur ce point, c’est certainement une des ambitions principales d’Amazon, qui pour sa part s’est engagé à éliminer la moitié de ses rejets de CO2 à l’horizon 2030.