Paris s’adapte aux livraisons e-commerce

200 000 achats réalisés sur le web sont livrés chaque jour dans la capitale française. Afin de diminuer ce flux logistique, la mairie ainsi que les acteurs majeurs dans le secteur ont décidé de mettre en place des parcelles ainsi que des entrepôts urbains.

L’arrivée du digital aura totalement fait évoluer la gestion des flux logistiques parisiens. Chaque jour, pas moins de 200 000 commandes réalisées sur des plateformes e-commerce sont à livrer dans le secteur. Sur ce point, la gestion est relativement efficace car pas moins de 26% des commandes sont livrées en 24 heures.

Avant l’arrivée du web et de son développement fulgurant, il est important de noter que les livraisons à domicile se faisaient clairement moins rares. A noter que le champ des livraisons s’est également considérablement développé, que ce soit vers des produits textiles, alimentaires, etc. D’ici 2020, le cabinet 451 Research estime que 17% des ventes de détails seront probablement effectuées en ligne.

Pour faire face à un tel développement et une telle densité de livraisons, la mairie de Paris a intégré dans son PLU (Plan Local d’Urbanisme) de 2016 pas moins d’une soixantaine de parcelles qui intègreront des services de logistiques tels que des hubs urbains. Pour donner un exemple, l’entreprise SOGARIS (spécialisée dans la logistique) doit transformer le parking Grenier-Saint-Lazare en une plateforme de services et de stockage.

Une telle ruée vers les zones de stockage logistiques est clairement mondiale. En effet, en l’espace de 4 ans entre 2014 et 2018, les investissements dans le milieu de la livraison ont gagné quasiment un milliards d’euros à trois milliards en 2018. Face à une telle flambée, le risque reste tout de même que l’immobilier flambe éventuellement.